De San Juan, nous avons fait une excursion à Ischigualasto. Quatre heures de route où nous avons aperçu trois ou quatre villages ; quand je dis "village", c’est plutôt des groupes de quelques maisons paysannes. Nous avons traversé de vastes étendues désertiques où l’on voit, de temps à autre, des chevaux ou des vaches en liberté.
Dans le bus, notre garde du corps policier avait enlevé sa veste, son arme glissée dans sa ceinture dans son dos. Il se tenait debout à côté du chauffeur, le regard fixé droit devant. Il nous a expliqué que ces longs trajets étaient propices à des attaques de bandits qui arrêtaient le véhicule et détroussaient les passagers. Depuis que la police accompagne ces excursions, les attaques ont diminué. En effet, s’il voit des malfrats sur la route, prêts à faire freiner le bus, le policier passe son arme par la fenêtre et tire sur le groupe, qui préfère alors se disperser et laisser passer l’autocar.