Ordination d'un novice bouddhiste.
Samedi 9 septembre 2017, Wat Suthat, Phang Nga


Tout homme thaïlandais de confession bouddhiste se doit, à un moment de sa vie, d’entrer dans la vie monastique pour quelque temps. Si, dans les faits, rien ne l’y oblige, c’est un passage quasi obligé auquel très peu se dérobent.
Le futur moine doit renoncer à ses biens et se rendre au temple dans le plus grand dénuement. Il vivra ainsi tout au long de son séjour, jusqu’à ce qu’il renonce à ses vœux. La durée peut varier de quelques jours à quelques mois ou quelques années, voire durer toute une vie.
Si l’ordination est un moment religieux, c’est aussi l’occasion d’une grande fête pour la famille et les proches du novice. Pendant la cérémonie, le moine supérieur lui transmet les trois joyaux et les cinq préceptes, et lui donne également son nom bouddhique.

L’ordination se déroule ainsi : le novice arrive vêtu de blanc, accompagné de sa famille et de ses amis. Avant de lui raser la tête, ses parents coupent les premières mèches de cheveux, puis ses proches et enfin un moine supérieur font de même. On lui rase également les sourcils. Ses cheveux sont déposés sur une feuille de lotus, puis sa famille lui verse de l’eau sur la tête. Ensuite, il revêt une tunique de cérémonie blanche à bordures dorées ainsi qu’une sorte de couronne blanche. Il est alors prêt pour la cérémonie.
Tout le monde se rend dans la partie du temple où se déroulent les prières, les bénédictions et les offrandes. À la sortie, une joyeuse bande de percussionnistes entraîne les convives dans son sillage. Ils forment un cortège qui fait trois fois le tour du temple, dans le sens des aiguilles d’une montre. Après un dernier recueillement à l’entrée, le novice est porté à l’intérieur du temple. Auparavant, il doit toucher le haut de la porte.

L’ordination proprement dite peut commencer. Le novice prononce ses vœux et reçoit l’habit orange des moines. À l’abri des regards des invités et aidé par les autres moines — le drapé et les plis de l’habit sont particulièrement compliqués —, il revêt sa nouvelle tenue. Il reçoit également son bol à aumônes, car désormais, chaque matin, il devra aller recueillir des dons de nourriture auprès des villageois.
Bien sûr, l’ordination n’est pas réservée aux seuls Thaïlandais : chaque année, des étrangers deviennent moines bouddhistes pour quelques jours ou pour une période plus longue.